(2012) ADELIM – Enquête sur le profil et les besoins en formation des agents de développement du Limousin

Enquête réalisée par l’Association des agents de développement du Limousin (ADELIM) en 2012 auprès de 230 agents de la région (48 réponses exploitables).

Objectif de l’enquête ? Mieux cerner les profils et besoins en formation des agents de développement pour faciliter l’accès à la formation.

L’enquête révèle des profils très variés, couvrant quasi tous les champs du développement local : Economie, Services, Accueil, Culture, Habitat… Avec autant de dénominations de postes que d’enquêtés, ou presque. Certains assument plusieurs « «thématiques » et d’autres des responsabilités d’équipe et/ou de structures.

L’examen de leur qualification révèle une augmentation du niveau depuis le début des années 2000, avec désormais davantage de diplômés à bac+5 (alors que les bac +3 étaient majoritaires jusqu’à la fin des années 90). Là encore, c’est une vraie liste à la Prévert des intitulés des formations initiales. Ce qui peut sans doute être corrélé à l’augmentation de l’offre de formation universitaire et du niveau général de qualification de la population française, corollaire des 80% d’une génération au niveau bac.

Reste qu’interrogés sur leur formation initiale, la grande majorité relève un déficit de déclinaison opérationnelle des enseignements théoriques et de culture générale sur les collectivités. Qui dit manque d’opérationnalité dit également sentiment d’avoir à apprendre sur des aspects techniques comme la conduite de réunions.

La culture de la formation continue reste faible, et principalement orientée vers la préparation des concours de la fonction publique territoriale.

Le lieu d’apprentissage privilégié est dès lors l’expérience en elle-même.

Mais apprendre quoi ? C’est quoi le métier d’agent de développement aujourd’hui ?

L’activité principale retenue par les agents : « la conduite, la mise en œuvre et la gestion des contrats / procédures ». Et pourtant, la majorité estime que cette activité principale devrait être « la mobilisation des acteurs locaux et l’animation de réseaux ». Les conséquences de l’institutionnalisation du développement territorial sont donc largement perçues dans l’exercice de leur métier. La plupart exprime d’ailleurs le souhait d’un ré-équilibrage de leurs missions. Et de pouvoir passer plus de temps sur des activités de veille et de construction de stratégie de développement. Bref, des compétences pour se projeter, anticiper.

Concernant les compétences, on note l’importance de l’animation et la conduite de projet. En revanche, les compétences de communication et d’aide à la décision sont peu mentionnées comme utiles voire importantes. Ce qui peut surprendre alors que les métiers changent dans des systèmes plus complexes et davantage multi-acteurs et nécessitant de pouvoir apporter expertise et éléments de décision aux employeurs dans des contextes en forte mutation.

Les besoins en formation exprimés balaient l’ensemble des compétences attendues d’un développeur et paradoxalement se concentrent peu sur les manques ressentis quant à la formation initiale. Peut-être que ces manques sont comblés par l’expérience.

Enquête sur le profil et les besoins en formation des agents de développement du Limousin – ADELIM – 2012

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