Vendredi 26 juin – 9H30 / 12H30

Philosophie des ateliers : questionner le sens plus que les techniques.

CC BY-SA 2.0
CC BY-SA 2.0

5 ateliers au choix doivent permettre de débattre des tensions actuelles entre le développement local et le développement territorial, ce qui est de l’ordre de la dynamique et de l’institué, les liens entre le projet de territoire et les politiques publiques, l’apparition de nouveaux acteurs.

Ils seront centrés sur l’analyse des pratiques professionnelles et seront animés ou suivi par un des membres du groupe de travail du Carrefour des métiers. Certains ateliers tenteront d’analyser des démarches et approches émergentes pour « fabriquer du développement » plutôt que pour « accompagner » le développement.

D’autres ateliers présenteront une diversité de situations professionnelles croisées à différentes formes de recompositions (création de communes nouvelles, nouvelles approches de concertation, nouvelles gouvernance…).

Ces temps d’échanges seront ainsi l’occasion d’évoquer des sujets d’actualité permettant de poser les prochains défis du développeur et de son écosystème. 

2 types d’ateliers sont proposés, au choix

  1. Ateliers proposant une mise en situation pour découvrir des techniques ou méthodes d’animation particulières dans le déroulement même de l’atelier

  2. Ateliers pour débattre, échanger et produire collectivement de manière plus traditionnelle autour de la thématique proposée

Ces ateliers permettront aux participants 

  • de s’exprimer et témoigner de ses expériences, décortiquer les processus, les mécanismes…

  • d’auto-analyser leurs pratiques et leurs compétences, d’apporter un regard neuf sur leur métier, leur environnement professionnels,

  • d’identifier de nouveaux acteurs et découvrir de nouvelles approches.

Liste des ateliers

3 ateliers pour découvrir des techniques ou méthodes d’animation particulières

Atelier 1 : Fabriquer du développement via les écosystèmes d’acteurs

L’approche du développement par regroupement d’entreprises, de compétences et de savoir-faire n’est pas chose nouvelle. Les districts à l’Italienne, les Clusters ou autres Grappes d’entreprises existent depuis quelques décennies avec d’ailleurs des résultats souvent positifs. Les écosystèmes d’affaires, théorisés au milieu des années 90 par James Moore, interpellent aujourd’hui les méthodes et les pratiques du développement local. Pourquoi et comment construire des dynamiques collectives d’acteurs ? Qu’est-ce que ce terme « d’écosystème », emprunter au vocabulaire de l’écologie, révèle en matière d’accompagnement et de conduite de projets, de structuration économique territoriale, de coopétition ? Quelles seraient les méthodes, pratiques et outils dont pourraient se saisir les professionnels du développement ? Cet atelier souhaite éclairer cette approche à partir d’exemples et d’une mise en situation pratique où les participants seront mis à contribution.

Atelier 2 : Continuer d’avancer ensemble avec les points de vue hétéroclites et antagonistes

Les professionnels du développement local, les élus et les différents opérateurs sont des individus ou groupes d’individus qui ont forcément des perceptions et des sensibilités différentes. Des citoyens, des entrepreneurs, des partenaires ont eux aussi des opinions et des intérêts parfois divergents, voire antagonistes, rendant complexe les questions de sens commun, d’intérêt général… Ainsi, comment parvenir à ce qu’ils s’incluent tous dans la recherche de solutions inédites aux problématiques communes ? Comment créer les conditions de l’information circulante et de la créativité collective avec cette diversité d’acteurs ayant chacun leur propre vécu ? Cet atelier est animé par Yves LUSSON, ex-journaliste d’entreprise et communicant public, qui se forme depuis 2012 à une pratique nouvelle, la Thérapie Sociale. Il propose une mise en situation grandeur nature à partir de vos expériences personnelles pour découvrir cette approche innovante.

Atelier 3 : « Battle » entre développeurs territoriaux en « titre » et opérateurs du développement (designers, urbanistes…)

A partir d’un jeu de rôle (un faux Appel d’Offre), il s’agira de confronter les méthodes, les processus et les outils que chaque « famille » de professionnels convoquera pour répondre à la commande. Deux équipes seront ainsi mobilisées ainsi qu’un jury. La première équipe sera composée de designers, d’architectes, d’urbanistes… la seconde uniquement de développeurs territoriaux. Existe –t-il des cultures spécifiques ? L’objectif est ici d’interroger, de manière ludique, les éventuelles différences ou similitudes d’approches en matière de conception et d’animation de démarches de développement, et in fine, évoquer les questions de formation et d’acquisition de compétences.

2 ateliers pour débattre, échanger et produire collectivement

Atelier 4 : Les nouveaux modes d’accompagnement des projets

Au-delà d’un possible « effet de mode », la montée en puissance de nouvelles méthodes, formes et pratiques en matière d’accompagnement des processus et des projets de développement est aujourd’hui largement constatée. Qu’il s’agisse de designers, de collectifs d’artistes, d’urbanistes, de paysagistes, d’architectes, de nouveaux opérateurs sont sollicités sur des projets publics ou collectifs, voire s’en autosaisissent. Dans un cadre administratif plus contraint et « industriel », de nouvelles formes de financement apparaissent aussi. Plus participatifs, plus mobilisateurs, plus complexes aussi, ils peuvent faire levier pour soutenir et accompagner des  projets nouveaux et inédits, notamment ceux présentant un risque.  Qu’est-ce que ces méthodes, principes, opérateurs nous disent sur le développement local ? Sur l’expertise et sur la technique ? Sur le financement, la participation et sur l’appropriation des projets et des politiques ? In fine, qu’est-ce que tout ceci questionne sur les métiers du développement territorial en termes de fond, d’enjeux, de formations, de compétences, de collaborations ?

Atelier 5 : Ingénierie territoriale et tectonique des plaques : quelles nouveaux écosystèmes se dessinent ?

Trois ans après la mise en œuvre de la finalisation de la carte de l’intercommunalité, quel regard portons nous sur les conséquences de celle-ci sur l’évolution des articulations entre ingénierie opérationnelle et ingénierie stratégique dans les territoires ? Quelles nouvelles articulations entre communautés de communes, pays et communautés d’agglomération sont à l’œuvre ? Quelle typologie et « nouveaux chaînages de l’ingénierie » émergent ? Quelles conséquences pour les agents en termes de mobilité, de statut… ?

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