Le développement local

Même s’il est enseigné aujourd’hui dans les universités, le développement local n’est pas une science. Il est avant tout affaire de convictions et de volonté.

C’est aussi une pratique fondée sur une histoire riche d’expériences multiples. En 1965, un territoire en crise tente d’inverser les tendances de déclin et d’exode rural en mobilisant ses forces vives dans l’élaboration d’un projet global. Il prend alors le nom de Pays et se réclame explicitement d’une dynamique du développement local. Cette dynamique essaime…

Ce n’est que 10 ans plus tard, tandis qu’une cinquantaine d’autres territoires ont déjà suivi volontairement cette voie, que l’État, via la DATAR et les Contrats de Pays, reconnaît, encourage et soutient cette démarche par la mise en place d’une politique contractuelle.

En 1982, ce mouvement qui compte près d’une centaine de structures territoriales s’organise et s’affirme nationalement. A partir de cette même année, la politique de développement social urbain élargit progressivement la base de ceux qui élus, militants, professionnels se reconnaissent dans les valeurs et les démarches du développement local. En intégrant alors les problématiques de la ville, le mouvement du développement local va se trouver ainsi mobilisé directement au coeur de la question sociale.

En 1995 (loi Pasqua) et surtout en 1999 (loi Voynet), les Pays et les territoires de projets connaissent enfin une existence légale.

 

Et vous, comment définiriez-vous le développement local ?

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