Nouvelles compétences

CONTEXTE

L’essor de l’offre de formation au développement territorial est conséquent ces 20 dernières années. Cette multiplication de l’offre fait écho à la multiplication des métiers (1). Suivant l’évolution vers une plus grande institutionnalisation et sectorisation des politiques et dispositifs publics, les formations se sont autant diversifiées, spécialisées que technicisées. Suivant la tendance générale, le niveau de qualification s’est élevé : la très grande majorité des formations aux métiers du développement territorial se situe aujourd’hui au niveau Master 2 (bac + 5) et le niveau initial requis dans le référentiel de Pôle emploi est un Bac +3.

Cette logique de spécialisation a été renforcée par l’adoption du système LMD et par le transfert des formations professionnalisantes aux enseignants-chercheurs et aux filières disciplinaires d’enseignement académique et la place accordée au critère d’employabilité comme principal critère d’évaluation des formations. Ce « renfermement disciplinaire » semble pourtant à contre-courant des connaissances complexes que l’agent de développement doit déployer au quotidien.

(1) En 1993, le référentiel « développement local » de l’ANPE comportait 12 appellations, en 2012, le référentiel de Pôle Emploi en comptait 35, traduisant l’apparition de nouveaux métiers, activités et compétences, la diversification de l’environnement professionnel et la multiplication des périmètres d’action (In Recherche-action « Etude sur l’évolution des métiers et la relation emploi-formation » de la Plate-forme des métiers du développement territorial, 2013).

L’expérience acquise par les premières générations d’agents, l’évolution toujours plus rapide du contexte (social, économique, politique…), des attentes, du métier, de même que l’évolution du monde du travail en général (discontinuité des carrières, précarisation, plusieurs métiers dans une vie…) contribuent, elles, à l’augmentation d’une offre spécifique de formation continue, davantage axée sur le vécu des apprenants, les attentes de leurs organisations et plus opérationnelles.

A côté de ce mouvement majoritaire, des organismes de formations mettent en regard formations professionnelles et formations initiales et font évoluer leurs organisations et pratiques pédagogiques autour d’interfaces « université- territoires », permettant aux universités et aux territoires de travailler ensemble sur la formation et la recherche.

→ Quels sont les enjeux auxquels doivent répondre les formations au développement territorial aujourd’hui ?

→ Quelles pratiques et contenus de formation permettent la qualification des professionnels autour des nouveaux enjeux du métier des développeurs territoriaux ? Quelles en sont les modalités de construction, de conduite, d’évaluation ?

→ Quelles sont les contraintes et les conditions du déploiement de ces pratiques ?

→ Quel rôle des différentes parties prenantes (étudiant, stagiaire, professionnel en exercice, employeur, élu, enseignant, formateur, chercheur, responsable RH…) dans la construction de ces parcours de formation ?

Enjeux et questions

Enjeu 1 : Comprendre quels sont les freins et les leviers d’une mise en pratique des savoirs théoriques en formation initiale.

Enjeu 2 : Appréhender quelles sont les postures favorables à l’adaptation de l’offre de formation aux besoins des développeurs territoriaux d’aujourd’hui et de demain.

Enjeu 3 : Identifier quelles sont les conditions d’une bonne articulation entre formation initiale et formation continue.

Enjeu 4 : Identifier dans le contexte actuel les points d’appui pour une meilleure adéquation entre besoins en compétences et offres de formation.

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Retour sur le séminaire « Contenus et modalités de formation au développement territorial pour l’acquisition des nouvelles compétences professionnelles », le 3 février 2015.